La régate
News
13.02.2010
Du grain à moudre
Hier, dans des conditions de vent, estimées plus soutenues que prévues par le Defender, le catamaran helvète n’a pas réussi à lâcher réellement les chevaux, laissant le trimaran « concept » de BMW ORACLE Racing s’envoler.
Préparer la réplique
« De 6 nœuds au départ, nous en avions rapidement 12, » rappelait hier soir en conférence de presse, Ernesto Bertarelli, le patron et barreur du team suisse. « Nous avons dû changer de voile d’avant, ce qui nous a ralenti, et de manière générale nous étions surtoilés durant la manche. »
En ce samedi pluvieux à Valencia, l’ambiance s’annonce donc studieuse sur la base d’Alinghi. La journée sera consacrée à la préparation du match retour. « Nous ne construirons pas une aile dans la nuit, » a poursuivi monsieur Bertarelli. « Mais nous avons beaucoup d’outils (voiles, dérives) pour configurer Alinghi 5 au mieux et être plus rapides dimanche. »
Les marins vont ainsi revisionner le duel en vidéo, analyser les données des deux bateaux, étudier les prévisions météo de demain (pour l’instant, de 4 et 6 nœuds de Nord-Ouest à Sud-Ouest) et bâtir la stratégie de la réplique dominicale.
Concernant les invités et médias présents, le rendez-vous est pris avec le tournoi des six nations, afin de suivre en direct dans la base suisse les rencontres Pays de Galles - Ecosse à 15h00, puis Irlande - France à 17h30. Après le rugby, ce sera l’heure des J.O d’hiver de Vancouver avec la descente hommes autour d’une grande « raclette party ».
On refait le match
Comme l’a répété Russell Coutts (directeur de l’équipe BOR) à plusieurs reprises, en matière d’America’s Cup, toute journée qui se présente est une occasion de progresser. Affirmation partagée par le barreur James Spithill (AUS) qui convenait que « dans cette campagne, nous nous sommes entraînés seuls et c’est le cas pour les deux équipes. Nous avons plus appris aujourd’hui (vendredi) que sur des mois de navigation. »
Ainsi, lorsque les observateurs retiennent le spectacle, le résultat et les petites phrases des uns et des autres en conférence de presse, les acteurs ouvrent, eux, une véritable boite aux trésors, qui déborde de chiffres, de courbes et d’analyses possibles.
La domination technologique du trimaran fut sans équivoque vendredi dans des conditions de vent "médium". Le parcours de cette seconde manche sera, non pas un aller-retour de 40 milles, mais un triangle de trois bords de 13 milles, avec du reaching, une allure où nous n’avons pas encore vu s’affronter ces bateaux. "Dimanche, la configuration sera différentent le parcours, la météo sûrement," a déclaré également Russell Coutts. "Rien n’est acquis. Nous avons gagné le premier point mais nous restons concentrés sur l’objectif qui est d'en gagner un second."
Afin d’éclairer encore les journalistes sur les subtilités de cet engin plus volant que flottant, une rencontre est organisée dans l'après-midi sur la base américaine avec Mike Drummond (NZL - Directeur du Design Team), Mark Sheffield (GBR-Electronics Manager), Gilberto Nobili (ITA-Electronics/Software), Eduardo Aldaz Carroll (ESP-Electronics Designer), Dimitri Despierres (FRA-design Team), Joseph Ozanne (FRA-Design Team) et Thierry Fouchier (FRA-Assistant piano et régleur voile d’avant).
Choc des générations
Spectacle étonnant en cette période de « multi-pattes », trois Class America (monocoque de l'AC de 1992 à 2007) naviguaient ce matin à Valencia. Les équipages du syndicat franco-allemand All4One (S.Col, J.Schumann) ainsi que les équipes italiennes de Azzurra (F.Bruni) et Mascalzone Latino (G.Brady) s’entraînent ces jours-ci en perspective des Louis Vuitton Trophy qui se disputent du 9 au 21 mars prochain, à Auckland en Nouvelle-Zélande.







