La régate
News
11.02.2010
Le virtuel 3D repousse aussi les limites
La mise en place du système est complexe surtout lorsqu’il s’applique à une régate de ce type courue avec de tels bateaux. Le point crucial réside plus dans la récupération des données de chaque concurrent que dans la mise en place d’infrastructures importantes. Lorsqu’il a été demandé il y a seulement deux semaines et demi à Virtual Animation de prendre en charge ce dispositif, le défi s’annonçait de taille et sûrement comme l’un des plus relevés depuis la création de cette technologie inaugurée de l’America’s Cup de 1992. (Visionnez l’animation vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=qr7ynzu4ziY)
« En effet, le temps de développement était vraiment court mais nous avons aussi une incroyable petite équipe ! » explique Ian Taylor, le président de Virtual Animation. « Nous avons surtout besoin des coordonnées X et Y du transmetteur situé à l’arrière de chaque bateau et une fois qu’ils sont en mer tout est relativement facile. Récupérer les informations des bateaux est vraiment la clef.
En 2006-2007, lorsque nous avons travaillé à Valencia pour la 32e America’s Cup nous avions passé deux mois à observer le plan d’eau, les conditions de mer et les effets de site. Cela nous a fait gagner du temps ces jours-ci, mais la priorité est vraiment de pouvoir tester le système.
Par le passé, la technologie des bateaux nous proposait essentiellement un signal GPS en latitude et longitude, la vitesse des bateaux, l’assiette et le tangage ainsi que les données compas. Mais comme aujourd’hui personne ne peut être sûr de la qualité du signal avec les mouvements de ces multicoques, chaque concurrent a été équipé de deux transmetteurs. À bord d’Alinghi comme à bord d’USA 17, deux unités de “tracking ” assureront la récurrence des informations dans le cas où l’un des signaux décrochait en raison de la gite importante du bateau. Et d’ailleurs, cette dernière donnée nous sera également transmise en temps réel.
Les informations sont d’abord envoyées par système UHF puis transitent par réseau GSM. Les données partent alors directement vers notre station de Monte Picayo, mais nous disposons aussi de deux bateaux répétiteurs sur le plan d’eau qui récupèrent et « boostent » ce signal. L’ensemble des données est ensuite transmis via UHF et satellite. Ensuite, les informations redescendent de Monte Picayo par microondes ? dans la salle de contrôle située dans le Port America’s Cup.
Ce réseau de signal radio avait était déjà mis en place en 2006-2007 mais il est désormais complété par l’utilisation du satellite broadband. C’est la première fois que nous utilisons le satellite pour du Match Racing mais nous l’avons déjà fait pour des courses autour du monde. Le satellite devrait nous permettre de couvrir l’ensemble de la zone concernée.
Nous avons donné notre maximum. C’est intéressant mais ce projet est l’un des plus extrêmes que nous ayons à mener. A part le temps de développement très court, nous avons aussi dû faire face à d’autres problèmes comme le manque d’information sur les bateaux pour les reproduire fidèlement en 3D. Pour commencer, cela veut dire que les développeurs ont dû passer du temps à étudier les photos et les vidéos en ligne. Heureusement, plus récemment, les deux équipes nous ont aidés en nous fournissant quelques informations.
Les développeurs – tout comme le reste du monde – n’avaient bien entendu aucune idée précise de ce à quoi ressembleraient ces deux géants en course, quelles voiles seraient utilisées à quel angle de vent, etc… Mais, là encore, les équipes nous ont aidés et cela devrait aboutir à ce que les images virtuelles collent à la réalité. »







