RENCONTRES DU 3ème TYPE
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La régate

12.02.2010

La visite de VSD à Valence

Bien qu’il dise être venu à Valence « juste pour voir », Stuart Rogerson n’a pas hésité à naviguer depuis Ibiza pour toucher du doigt l’ambiance de la 33e America’s Cup. Une traversée mouvementée, effectuée sur un trimaran qui a marqué l’histoire des multicoques.
« Février n’est pas vraiment le mois idéal pour la plaisance ! Nous avons passé 24 h avec un vent de force 5 dans le nez et 2/3 mètres de creux. C’est vous dire notre degré de motivation pour venir ! » mentionne le marin. Mais le bateau en a vu d’autres. Depuis 10 ans, Stuart Rogerson est propriétaire de VSD. Trois lettres, trois coques, le trimaran de 55 pieds est mythique dans l’histoire des multicoques, non seulement pour avoir battu le Paul Ricard de Tabarly et Pajot par 5 minutes et 42 secondes sur la Transat en double de 1979 mais également pour son design novateur à l’époque.

« Je suis un passionné de bateaux en général, mais il y a 10 ans je suis tombé sur VSD dans la Baie de San Antonio à Ibiza. Il s’est passé quelque chose d’extraordinaire entre ce bateau et moi .Je viens de lui consacrer les 10 dernières années de ma vie… une véritable histoire d’amour ». Une passion qu’il peut maintenant partager au sein des « Golden Oldies » une association qui réunit une centaine d’autres « aficionados » de multicoques - architectes, propriétaires ou amateurs - construits il y a plus de 35 ans.
 
Pour en revenir à l’objet de son voyage à Valence : « Nous sommes là pour l’atmosphère mais aussi pour les idées développées et les technologies utilisées. Elles  vont ensuite être répandues dans le monde nautique. Les deux équipes ont fait un travail magnifique. »

Stuart rappelle d’ailleurs que, Herreshoff, surtout connu pour avoir conçu une série de monocoques victorieux dans l’America’s Cup a également été l’un des premiers architectes à concevoir des multicoques modernes.  Dès la fin du 19e siècle Tarentella, un 31 pieds, atteignait les 18 nœuds !

Le seul regret de Stuart est de ne pas pouvoir approcher les bateaux. Ni sur l’eau, ni à terre. « Cette édition de l’America’s Cup est différente des autres. Encore plus exclusive ». Mais il mentionne la possibilité de suivre les événements sur l’écran de son ordinateur : « Lundi, nous avons été devant l’écran géant pour voir un peu ce qui se passait et puis nous sommes retournés au bateau et nous avons allumé l’ordinateur. Je découvre les images en 3D, et pour moi c’est une grosse avancée technologique. C’est extraordinaire pour le public, parce que de toutes les façons sur l’eau on n'aurait rien pu voir ».

Stuart est reparti mercredi pour Ibiza sans avoir vu de course. Mais, cette fois-ci il devait effectué le trajet vent arrière et son visage s’est éclairé à la perspective des belles glissades sur le chemin du retour.

La réunion annuelle des "Golden Oldies" se déroulera cette année à Canet en Rousillon, entre le 21 et le 24 mai.

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